L’Union Nationale des Mareyeurs du Sénégal (UNAMS), par la voix de son chargé de communication Mouhamed Sylla, a vivement dénoncé un arrêté interministériel conjoint du ministère des Finances et de celui des Pêches, qui maintient et augmente drastiquement la facturation des insalubrités dans les zones de mareyage.
Selon les mareyeurs, cette décision est « inappropriée, irréfléchie et en total déphasage avec la réalité moribonde du secteur » déjà fragilisé par des années de sous-investissement et de manque de soutien institutionnel. Le montant de la facturation, qui était auparavant de 1 500 francs CFA, a été porté à 30 000 francs CFA, soit une hausse de 1 900 %, simulé notre interlocuteur.
Réunis en conclave à Touba, les professionnels du mareyage ont appelé les autorités à revenir sur cette mesure, qu’ils considèrent comme une menace directe à la survie de leur activité. "Cette hausse pourrait étrangler le secteur et pousser de nombreux marayeurs à l’abandon", a déclaré Sylla, soulignant l’urgence d’un dialogue entre les acteurs du terrain et les décideurs politiques.
Par ailleurs, les femmes mareyeuses présentes à Touba ont interpellé l’État sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement et d’encadrement adaptés à leur réalité. Elles ont plaidé pour une meilleure inclusion économique, estimant que leur rôle dans la chaîne de valeur halieutique reste sous-estimé malgré leur contribution essentielle.
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